Bioénergies Bois

French Version 2.0

Bioénergies

Bois

Solaire

Biogaz

Bioéthanol

Le bois : Une énergie renouvelable

Tas de bûches entreposées pour le séchage

Le bois est issu de l'exploitation des forêts par l'homme. Comme la forêt se régénère sur une période de 5 à 200 ans, la ressource ne peut pas s'épuiser si la gestion du patrimoine forestier est faite avec rigueur. Grâce à cela, cette énergie se renouvelle un million de fois plus rapidement que les énergies fossiles (charbon et pétrole). Chaque année en France, ce sont 52 millions de m3 de bois qui sont récoltés, un chiffre bien inférieur au 125 millions de m3 produits par la croissance de la forêt. Grâce à tous ces facteurs, le bois est une ressource renouvelable dont l'exploitation s'inscrit dans une logique de développement durable.

Un rejet de CO2 minimal

Histogramme comparatif de la masse de CO2 (en grammes) rejetée lors de la production d'un kWh utile

La combustion du bois est sans conséquences sur la quantité de CO2 dans l'atmosphère. En effet, durant sa vie, l'arbre a fabriqué son bois à partir de ce gaz et de l'énergie fournie par le soleil. En le brûlant, on ne fait que la transformation inverse! On ne peut pas en libérer plus que ce que l'arbre avait absorbé. Rien ne se perd, rien ne se créé : tout se transforme! Néanmoins, l'évaluation véritable de l'impact d'une ressource sur l'environnement doit prendre en compte toutes les étapes de son exploitation. Aussi, il faut considérer les rejets de CO2 dûs au transport, au broyage, etc... A ce petit jeu, le bois est assurément imbattable!

Le bois et la pollution

La pollution, ce n'est pas seulement le CO2, c'est aussi les métaux, les poussières et pleins d'autres composés indésirables. Les cheminées à foyer ouvert, mais aussi toutes les installations antérieures à 2000 présentent de mauvaises caractéristques de combustion. Or, le bois est une matière non raffinée, qui est composée de nombreuses molécules complexes comportant des traces de métaux, de chlore... Comment diminuer ces émissions de polluants? En utilisant du bois de qualité (sec et non souillé) et en améliorant la combustion. C'est le cas des poêles actuels : si votre installation est dépassée, n'hésitez pas, changez-la!

Des économies à la clé!

Histogramme comparatif des coûts des différentes ressources

Le pouvoir d'achat est aujourd'hui au centre de bien des débats. Si vous voulez l'augmenter sans pour autant devoir travailler plus, n'hésitez plus, chauffez vous au bois! Quelle que soit l'énergie avec laquelle vous le comparerez, le bois sera moins cher, vous auriez tort de vous priver...

Une exploitation intelligente

En France, la filière du bois-énergie aide à la bonne croissance de nos forêts : prévention des risques d'incendies, aération des forêts pour leur bon développement... En deux siècles, la superficie occupée par les espaces boisés a presque doublée. De nos jours, la forêt française, qui couvre 15 millions d'hectares, est en pleine croissance : +10% par an environ. Cela représente 50 000 terrains de football! Dans l'état actuel, la production de bois de chauffage pourrait facilement être doublée! Ce n'est pas le cas dans d'auters parties du monde, notamment en Amazonie qui connaît une déforestation intensive.

Du bois, oui, mais de qualité

La qualité du bois utilisé est primordiale pour obtenir des rendements de chauffe élevés et minimiser les émissions polluantes. Le bois humide ou souillé (peintures, vernis, colles...) ne peut convenir à une utilisation en tant que combustible. L'eau contenue dans du bois humide va s'évaporer et donc absorber une partie de la chaleur destinée à chauffer l'habitat. Cette absorption de chaleur aura aussi pour conséquence une combustion incomplète : cela va générer des polluants, tout comme pour du bois souillé. Pour être sûr d'obtenir du bois de qualité, adressez vous à un professionnel agréé "NF bois de chauffage".

Un petit coup de pouce de l'état

Logo de l'ADEME

Pour inciter les français à investir dans des équipements de chauffage au bois performants, l'état a mis en place un système de crédits d'impôts. Pour en bénéficier, il suffit que le matériel dans lequel vous investissez ait un rendement supérieur ou égal à 70% et que le rejet de CO2 soit inférieur à 0,6%. vous disposerez de 40% de crédit d'impôt!

Plus d'informations sur le site de l'ADEME : http://www.ademe.fr

Le bois sous toutes ses formes

Si la bûche reste le format le plus utilisé (99%), il existe d'autres moyens de se chauffer au bois : les plaquettes et les granulés (ou pellets).

La bûche est la forme de bois combustible la plus disponible et la plus simple à produire. Les équipements qui l'utilisent sont largement diffusés. Elle nécessite d'alimenter son installation manuellement et présente des caratéristiques de chauffe moins bonne que les autres formats.

Les plaquettes sont directement issues de l'exploitation forestière : il s'agit de bois déchiqueté. Leur combustion est bonne et il est possible de les utiliser dans des chaudières à alimentation automatique. L'autonomie d'un tel dispositif est alors de plusieurs jours.

Les granulés sont produits à partir de sciure compressée. Ils se présentent sous forme de petits cylindres. Leur combustion est excellente et leur utilisation est compatible avec les chaudière à alimentation automatique : on est alors tranquille pour des jours, voir des semaines.

Le bien-être du bois

Les équipements récents allient beauté du feu avec efficacité. Si les cheminées classiques à "foyers ouverts" ne pouvaient être considérées comme des appareils de chauffage du fait de leurs rendements inférieurs à 10%, les toutes nouvelles installations peuvent aller au-delà de 90%! C'est une vraie réaction en chaîne que d'avoir un appareil performant : moins de pollution, moins de bois consommé, moins de manipulations... Choisir un appareil performant, c'est se faciliter la vie!

Le bois citadin

Pour se chauffer au bois, où que l'on soit, il suffit de respecter les normes de sécurités à la pose des installations et lors de leur entretien. Si le chauffage au bois est surtout utilisé en zones périurbaines et rurales, il n'est pas pour autant délaissé en ville, loin de là. En revanche, il est surtout présent dans les maisons individuelles (97%), alors qu'il serait tout à fait envisageable d'équiper des petites copropriétés de chaudières à bois.

© FlammEco SARL - Dernière mise à jour : 30/08/09